Conséquences au quotidien

Les syndromes cognitivo-mnésiques affectent l’indépendance de la personne qui a de plus en plus de difficulté à réaliser les différentes activités de la vie quotidienne. Les proches se retrouvent alors généralement les premiers impliqués pour prendre soin d’elle.

Comme la personne a de la difficulté à analyser cognitivement son environnement, ce dernier peut devenir dangereux pour elle. Elle peut par exemple oublier d’éteindre les plaques du potager. A un moment donné, il n’est plus possible de la laisser seule car elle risque de se blesser ou de provoquer des incidents.

Il est également important de mentionner que l’environnement direct de la personne (son appartement notamment) est rassurant car il y a des repères sur lesquels elle peut s’appuyer. Au contraire, un environnement qui n’est pas familier peut devenir rapidement angoissant. La personne se déplace alors généralement de moins en moins à l’extérieur de son habitat, ce qui provoque un isolement sur le plan social. Le proche aidant vit également ce phénomène. En effet, il n’a pas forcément le temps, l’énergie ou la possibilité de rencontrer ses amis à l’extérieur ou de les inviter à la maison. A cela se mêlent la peur d’être jugé, la gêne face aux comportements de la personne présentant un syndrome cognitivo-mnésique, la culpabilité. Ces différents facteurs engendrent une diminution du réseau social et souvent le proche se retrouve seul à assumer la situation.