Facteurs de risque et de prévention

Le facteur de risque principal identifié est l’âge : la prévalence (fréquence de la maladie dans une population donnée) et l’incidence (fréquence d’apparition de nouveaux cas par année au sein d’une population) de la maladie progresse de façon exponentielle avec l’âge. Toutefois, au-delà de 85 ans, le nombre de nouveaux cas par année semble se stabiliser.

La maladie d’Alzheimer ne peut être attribuée à une cause unique. Son développement résulte d’une combinaison de multiples facteurs. Ces dernières années, de nombreuses études ont suggéré l’influence que pourrait avoir divers facteurs qui interviennent tout au long de la vie (activité physique, réseau social, engagement social et cognitif, niveau d’éducation, nutrition, gestion du stress, qualité du sommeil,…) sur les aspects problématiques du vieillissement cérébral (étiquetés sous le terme de « démence » ou de   « maladie d’Alzheimer »).

Différents experts indépendants se sont réunis pour examiner la qualité de ces études en avril 2010 et arrivent aux conclusions suivantes.

Actuellement, il n’existe pas suffisamment d’éléments scientifiquement fondés permettant de conclure à l’efficacité de mesures non pharmacologiques (psychologiques, sociales, environnementales, en lien avec le style de vie) mais aussi pharmacologiques visant à différer ou ralentir les difficultés cognitives associés à la maladie d’Alzheimer.

Toutefois, il existe suffisamment d’éléments pour mettre dès à présent en place des actions préventives dans différents domaines. La participation à des activités physiques et des activités cognitivement stimulantes, l’intégration et l’engagement au niveau social, le fait d’avoir des buts dans la vie, une meilleure régulation du stress, une diminution des risques vasculaires (contrôle de l’hypertension et alimentation équilibrée), des fonctions sensorielles qui fonctionnent, ont des effets bénéfiques sur le fonctionnement cognitif de la personne au quotidien soit de manière directe soit de manière indirecte via une meilleure image de soi, un sentiment d’utilité, moins d’inquiétudes, moins d’adhérence aux stéréotypes liés à la maladie, … Même si les difficultés cognitives présentes n’en sont substantiellement pas modifiées, la personne ressentira davantage de bien-être et aura une meilleure qualité de vie.

Différents types d’interventions psychologiques et environnementales peuvent également contribuer à optimiser l’indépendance dans la vie quotidienne et à réduire l’impact des difficultés cognitives, et ce en exploitant les capacités préservées spécifiques des personnes.

Il s’agit désormais de poursuivre les recherches dans ces différents domaines. Pour plus d’information, vous trouverez les recherches les plus récentes à l’adresse internet suivante : http://mythe-alzheimer.over-blog.com