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Maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer ou des personnes présentant des syndromes cognitivo-mnésiques

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La maladie d’Alzheimer

Dans le but d’une meilleure compréhension des syndromes cognitivo-mnésiques, les troubles seront expliqués les uns après les autres, ce qui va peut-être vous laisser une « vision de catastrophe » de la situation. Cependant, n’oubliez pas que les troubles se manifestent différemment chez chacun : certains ne se développent pas forcément, d’autres sont d’intensité variable, se modifient, s’aggravent ou disparaissent. Le fait que les facultés cognitives soient affaiblies va certes modifier la manière dont la personne va percevoir et comprendre son environnement ainsi qu’interagir avec son entourage.

Mais gardez à l’esprit que l’être humain n’est pas uniquement un être doté de raisonnement, mais surtout un être émotionnel, relationnel, artistique et spirituel ayant des besoins, des envies et des désirs, quelle que soit la maladie qui le touche. En raison des troubles cognitifs, il n’est plus possible de retenir un prénom, de s’organiser, d’expliquer ou de raisonner aussi bien qu’avant, mais la personne reste capable d’échanger, de rire, de ressentir l’émotion de l’autre, de recevoir, de donner, de peindre, de créer, … activités tout aussi complexes !

« Etre unique, être au monde, être pour soi ; la personne présentant un syndrome démentiel, même si celui-ci la conduit un jour à ne plus communiquer verbalement avec nous, est toujours un sujet qui éprouve la vie, incarné dans un corps qui ressent comme aucun autre, avec un esprit où sensations, émotions images, pensées sans mots, jouent sans doute, comme dans nos rêves, un rôle plus important que le raisonnement. Que l’absence de formes de réciprocité nous mettent, nous, en difficulté pour continuer à échanger avec elle ne peut conduire à en tirer quelque conclusion que ce soit sur une perte de son unicité, de son humanité ou de son identité : elle est malgré la maladie et les handicaps, avec la maladie et les handicaps, cet être unique dans son rapport au monde et à soi-même, cette personne tout à la fois incarnation de son histoire et vivant un moment particulier de son histoire ».

Jérôme Pellissier, Ces troubles qui nous troublent, 2010.

Définition



La maladie d’Alzheimer représente environ 60% des syndromes cognitivo-mnésiques. Elle est marquée par un début progressif où dominent les troubles de la mémoire auxquels s’ajoute l’altération d’au moins une autre faculté cognitive comme par exemple des troubles du langage, attentionnels, exécutifs, praxiques ou gnosiques. Chaque personne présente une évolution individuelle des syndromes cognitivo-mnésiques (durée et présentation clinique).

Il n’existe aucun moyen qui permet de prédire si une personne va développer la maladie d’Alzheimer. Celle-ci n’est généralement pas héréditaire. Elle survient au hasard. Toutefois, chez les personnes porteuses de l’allèle E4 de l’apoliprotéine E situé sur le chromosome 19, la probabilité de développer la maladie est un peu plus grande que chez les autres. Il ne s’agit toutefois pas d’un facteur causal. En effet, toutes les personnes porteuses de cet allèle ne deviennent pas malades et la forme E4 n’est retrouvée que chez la moitié des personnes atteintes par la maladie.

Par ailleurs, des études ont permis de montrer l’existence de formes familiales et d’isoler des gênes communs, susceptibles de transmettre de génération en génération une prédisposition à la maladie voire la maladie elle-même. L’anomalie réside essentiellement sur le chromosome 14 et se rapporte notamment aux formes précoces de la maladie survenant entre 35 et 60 ans.

Aucun traitement ne permet de guérir de la maladie d’Alzheimer mais des médicaments existent pour freiner l’évolution des symptômes cliniques. Ces traitements ont une relative efficacité mais il faut être très vigilant quant à leurs effets secondaires.